Depuis presque 5 ans, Maud est responsable de la friperie du magasin du Sart. Embauchée pour développer la friperie, son objectif principal est de faire en sorte que les clients soient à l’aise et que les vêtements soient bien présentés.
Comment es-tu arrivée à la Bouquinerie ?
Un peu par hasard, ça faisait 20 ans que je n’avais pas travaillé ; avant, j’avais un salon de coiffure que j’ai revendu à la naissance de mes enfants. Je savais que je voulais travailler dans une association, donc j’ai fait du bénévolat à l’Abej pendant 6 mois, puis j’ai arrêté au moment du confinement. Quand je me suis mise à la recherche d’un emploi, je suis tombée sur une annonce pour un poste à la Bouquinerie sur Indeed, je me suis dit que c’était le poste parfait pour moi et je suis venue déposer mon CV en main propre. Grâce à ça, j’ai très vite eu un entretien, qui s’est très bien passé. Comme je n’avais pas travaillé depuis 20 ans, j’ai dû faire 4 jours d’essai, et puis j’ai été embauchée.
Et en quoi consiste ton poste ?
Je suis en charge de la friperie. Quand je suis arrivée, elle commençait à peine à se développer et ils cherchaient quelqu’un pour s’en occuper, c’est donc mon rôle depuis le début. L’objectif principal pour moi, c’est de mettre les vêtements en avant, en faisant en sorte que tout soit bien rangé, que les vêtements soient bien classés pour donner envie aux clients, parce qu’il y en a beaucoup qui commencent à acheter de la seconde main ici et n’ont pas l’habitude des friperies, il faut donc faire en sorte que ce soit le plus simple et agréable possible pour eux. Je forme aussi des personne en contrat d'insertion à travailler en friperie, je les accompagne aussi dans leurs projets.
Qu’est-ce qui te plaît dans ton métier à la Bouquinerie ?
C’est toujours en changement, en évolution, on ne s’ennuie jamais. Par exemple, quand j’ai commencé, ce n’était pas encore un magasin-école, nous étions beaucoup moins au contact des personnes en réinsertion, qui ne travaillaient pas directement avec nous. Cela a changé il y a quelques années, maintenant nous formons aussi des personnes en magasins, ce qui rend la mission parfois plus compliquée, mais lui donne beaucoup plus de sens.
En travaillant ici, je suis toujours aussi marquée de la générosité des gens, quand je me dis qu’on arrive à avoir un si beau magasin uniquement grâce à des dons, ça me frappe à chaque fois.
Est-ce que tu as une anecdote insolite ici à raconter ?
Un jour, parmi les dons, on a reçu une urne funéraire. Je me sentais vraiment mal pour cette personne, dont le nom était encore écrit sur l’urne. J’ai même voulu faire une petite cérémonie avec les cendres, mais mon collègue Fabien m’a informé sur la règlementation et m’a dit que je ne pouvais pas le faire. J’ai ensuite contacté le cimetière puis la mairie pour savoir quoi en faire sans trouver de solution. Finalement, la propriétaire qui l’avait déposée par erreur en déchargeant sa voiture est revenue la récupérer. Heureusement que nous l’avions gardée !